Ouvrons les parapluies !

« Ouvrons les parapluies » certes parce que la météo automnale nous y convie. Mais pas seulement. C’est en quelque sorte le message à retenir de la formation sur les responsabilités juridiques en espace pastoral que l’ADEM a organisée le 20 novembre dernier.

Nous vous faisions part dans un article précédent de la parution du livret « Guide pratique à l’usage des élus , éleveurs, GP, bergers, etc » co-construit entre le réseau des services pastoraux des Alpes et Delphine Gavend juriste en droit rural.

Ce travail est né dans le contexte de prédation par les loups que nous ne connaissons que trop, en Drôme et dans les Alpes. Le développement des chiens de protection, s’il est aujourd’hui un outil à la protection des troupeaux, n’en reste pas moins un nouveau problème qui vient troubler la quiétude en alpage ou au cœur de nos villages. C’est suite à la réalisation de ce  livret qu’il nous a paru indispensable de mettre en place une formation afin de diffuser au mieux ces nouvelles connaissances auprès de la profession agricole.  

La formation a affiché « Complet » avec une quinzaine d’éleveurs inscrits (sur des crédits Vivéa). C’est dire à quel point les questions de responsabilités préoccupent les éleveurs. Leurs motivations ?  Elles étaient graduelles, allant de la prévention à la recherche d’appui juridique suite à des incidents mettant en cause leur responsabilité vis à vis des chiens, des troupeaux, des équipements (impluvium, clôture etc) et des chemins. 

 Un tour de table des différentes situations pastorales a permis de dresser une liste de questions diverses et variées.

« Quelle est la responsabilité du berger sur les chiens en alpage ? »

« Comme je touche des aides PAC sur mes surfaces, suis-je dans l’obligation de laisser l’accès libre aux randonneurs ? »

« Quelle est la valeur juridique d’un panneau signalétique « fait maison » ? »

L’intervention très complète et accessible de Delphine Gavend a permis d’y répondre. Le bilan de la formation a été plutôt positif vis-à-vis des attentes des éleveurs qui sont repartis pour la plupart avec quelques outils juridiques, signalétiques ou plan d’action à mettre en œuvre sur leurs pâturages, ou avec leurs partenaires de travail (élus, bergers, collègues des GP etc).

Enfin, au-delà des apports juridiques de la formation, cette journée a offert de façon informelle un espace de paroles et de désenclavement des charges morales que fait peser la prédation sur les éleveurs/ses drômois/es.

Une nouvelle session de formation va être programmée pour le 1er trimestre 2019.

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